jeudi 18 décembre 2008

Les joies du transport aérien moderne



Après 3 semaines passées dans ce pays que j’avais hâte de faire découvrir à Sarah et qui ne nous aura pas déçu, bien au contraire, nous quittons le Guatemala pour le Pérou. Notre billet tour du monde (Oneworld) nous oblige malheureusement à passer par Miami pour prendre une correspondance pour Lima puis Cusco. Si il y a une chose qui a changé négativement depuis 20 ans, ce sont bien les conditions de voyage en avion. Chaque fois que nous avons pris un avion, les 350 places étaient toutes occupées. Aucune chance de pouvoir utiliser 2 sièges pour dormir comme c’était souvent le cas «dans le temps» et souvent nous nous sommes même trouvés séparés. Les contrôles dans les aéroports, souliers et ceintures à enlever, fouille au corps, parfois plusieurs fois de suite, frisent le ridicule en pensant à toutes les failles de ces systèmes dit de sécurité et au marché qu‘ils représentent. Sans parler des contrôles d’identité poussés à l’extrêmes comme aux USA. Les doigts de Sarah étant visiblement trop fins pour le standard américains, le scanner d’empreintes n’a pas pu les reconnaître correctement ce qui nous a valu d’être bloqués plus d’une heure dans une salle d’attente trop petite pour contenir la centaine de passagers (et leur accompagnants) temporairement non autorisés à rentrer sur territoire américain. Le comble du ridicule c’est que la plupart sont en transit et vont rater leur correspondance, ce qui ne sera heureusement pas le cas pour nous ayant 5 heures à attendre notre avion qui ne décollera finalement qu’à 1 heure du matin.
Nous ne sommes pas frais en arrivant à Lima après cette nuit passée dans l’impossibilité de pouvoir se déplacer sans réveiller son voisin. Et pourtant, après les formalités de douane et le énième contrôle de sécurité, nous avons encore un avion à prendre pour rejoindre Cusco. Sachant que nous allons nous retrouver brutalement à 3’400 mètres d’altitude, fatigué par plus de 24 heures sans sommeil, l’estomac barbouillé par les plateaux repas embarqués made in USA, on essaye de positiver en constatant que nos sac à dos ont suivi et on se console en pensant aux 40% des passagers qui, en plus, ont peur en avion, ce qui n’est heureusement pas notre cas même si on commence à ne plus du tout apprécier ce mode de transport dans ces conditions.
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