
Après 4 heures de bus direct utilisés principalement par les gens du pays qui n’ont pas les moyens de prendre l’avion pour la capitale, nous arrivons à Rio Dulce, petit port sur le rio du même nom. Nous avons décidé tout d’abord de nous reposer une journée avant de descendre cette rivière en lancha jusqu’à Livingston sur la mer des Caraïbes. Nous rejoignons le lodge que nous avait conseillé Jim constitué de bungalows sur pilotis accessibles uniquement en bateau. On est tout d’abord un peu déçu car si l’endroit doit être charmant lorsqu’il fait beau, le temps est couvert et frais et l’hôtel est vide. Le temps de mettre une polaire on fait le tour des installations. En se restaurant on regarde la télévision et on apprend qu’une partie de la France et de la Suisse est sous la neige ce qui nous réchauffe un peu. On trouve une faible connexion internet à côté de la cage aux perroquets et on va se coucher en se demandant si on ne va pas repartir plus tôt que prévu. Heureusement le lendemain le soleil est revenu et comme c’est le weekend, il y a un peu plus d’animation. On passe la journée sur la terrasse de notre bungalow à regarder les lanchas passer, à mettre à jour notre blog et notre album de photos et à faire notre lessive.
Le lendemain, la descente du fleuve qui va prendre 2 heures, ne nous décevra pas. Si la première partie consiste à traverser un lac presque aussi large que le lac léman, après 1 heure nous longeons les berges où nichent des cormorans et des pélicans et vivent des familles de pêcheurs. Nous nous arrêtons à une petite épicerie dans une petite baie couverte de nénuphars. L’ambiance et les paysages sont celles que nous avions connus avec Jo lorsque nous avions passé quelques jours en Amazonie équatorienne.
Arrivés à Livingston, un black, très couleur local, nous accoste. Petit port sur la mer des Caraïbes, Livingston possède la particularité d’être habité par une majorité de Noirs, les Garifunas. Il nous emmène chez lui un peu éloigné de la rue principale et où seul, on aurait pas osé s’aventurer. Quatre cyclones ces 10 dernières années ont complètement détruits les maisons traditionnellement construites en bois. Il se dégage de cet endroit un sentiment de résignation qui est pénible. Professeur de musique, on lui achètera (au prix suisse) un CD de son groupe qui se produit tous les soirs dans un local des plus exotiques qu’il nous fait visiter. Puis nous reprenons le chemin du retour car demain nous repartons pour Antigua récupérer nos affaires laissées il y a plus de deux semaines, avant de partir deux jours plus tard pour une nouvelle étape de notre voyage: le Pérou.


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