
La route de Coban à Flores étant depuis peu asphaltée, c’est en un peu moins de 5 heures que l’on rejoindra cette petite ville charmante et tranquille, installée sur une île du lac Petén Itzá au Nord du Guatemala. Mais nous ne nous y arrêtons pas et sautons dans le dernier bus qui part pour Tikal car nous voulons dormir dans le parc afin de pouvoir visiter ce site exceptionnel à la nuit tombante après que la grande masse des touristes, venus pour la plupart en avion, soit repartie. Voici ce que l’en dit notre guide: «Les restes monumentaux d’une civilisation disparue, un site serti dans une nature grandiose, auquel la jungle ajoute son mystère et son inquiétante rumeur… de quoi impressionner le routard le plus endurci. Le bavardage des oiseaux tropicaux, les cris des singes hurleurs et les senteurs inconnues vous mettront vite dans l’ambiance: c’est ici la jungle, la vrai où vivent jaguars et pumas, fourmiliers et serpents corail».
Le temps de déposer nos affaires à notre chambre et nous partons sans perdre de temps car nous n’avons plus qu’une heure avant la tombée de la nuit et il faut au moins 20 minutes à pied pour arriver au cœur de la cité. A part un groupe de trois américains que nous allons rapidement perdre de vue nous sommes seuls sur la place centrale. On escalade les escaliers vertigineux qui permettent d’arriver au sommet de l’une des pyramides centrale d’une cinquantaine de mètres de haut. Pris par l’ambiance (et aussi pour retrouver notre souffle) on va y rester… un peu plus longtemps que l’on aurait dû. Lorsqu’on redescend, la lune est visible et un énorme nuage sert de toile de fond rose à la pyramide que nous venons de quitter. Une dernière photo et… on essaye dans l’obscurité de la forêt de retrouver le chemin qui mène à la sortie du parc, éloignée d’un bon kilomètre. Le problème est que sous les arbres c’est la nuit complète, les panneaux, quand il y en a, sont éloignés de plusieurs centaines de mètres et de nombreux chemins relient les différents sites parfois distants de plusieurs kilomètres. Sarah commence à n’être pas trop rassurée et s’excuse tout haut de s’être moquée du nom que portait le roi qui redonna à Tikal sa splendeur: Ah Cacao (682-734). Sarah ce sont les jaguars qu’elle craint, moi ce serait plutôt les serpents, sachant que ceux-ci attendent généralement la fraicheur du soir pour traverser les chemins. Un peu vexé que Sarah ne fasse pas plus confiance à mon sens de l’orientation, quoique à certains croisements de chemins seuls les sites étant notés, je commençais moi aussi à douter, tout en faisant semblant d’être sûr de moi. Pour ajouter à l’ambiance, les éclairs et le tonnerre de l’orage qui se préparait se rapprochaient et le vent qui s’était levé ajoutait ce qu’il fallait d’angoissant à l’ambiance. Heureusement, après un temps qui nous a paru une éternité, notre lampe de poche que j’avais malgré la précipitation pensé à emporter, nous a permis de retrouver le premier panneau indiquant «salida». 20 minutes plus tard, alors que la pluie commençait à tomber, on rejoignait notre bungalow, en remerciant Ah Cacao pour sa bienveillance…
Il plut toute la nuit et le lendemain c’est tout d’abord sous la pluie que l’on visita les autres parties du site, ce qui va nous prendre toute la matinée. Puis on pensait partir directement pour Rio Dulce. Mais devant l’incertitude concernant la durée du trajet et ne voulant pas arriver à la nuit tombée dans ce port sur la rivière du même nom que nous voulons suivre jusqu’à son embouchure sur la mer des Caraïbes, nous passons une nuit à Florès. Notre ange gardien a bien mérité un peu de repos…
Il plut toute la nuit et le lendemain c’est tout d’abord sous la pluie que l’on visita les autres parties du site, ce qui va nous prendre toute la matinée. Puis on pensait partir directement pour Rio Dulce. Mais devant l’incertitude concernant la durée du trajet et ne voulant pas arriver à la nuit tombée dans ce port sur la rivière du même nom que nous voulons suivre jusqu’à son embouchure sur la mer des Caraïbes, nous passons une nuit à Florès. Notre ange gardien a bien mérité un peu de repos…


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